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Prévention de la Violence

Comment réagir si moi ou une personne de mon entourage est victime de violence, de harcèlement ou d’intimidation ? Comment briser le cycle de la violence ?

Savez-vous que :

  • 9 % de canadien.ne.s âgé.e.s 15 ans et plus ont vécu.e une expérience de violence psychologique, physique, et / ou sexuelle dans une relation - 

    • Demander combien qu’iels croient que les jeunes représentent 9 % ? La réponse : soit 3 millions de jeunes canadien.ne.s. (The National Prevalence of Adolescent Dating Violence in Canada, Journal of Adolescent Health, Volume 69, Issue 3, 2021,Pages 495-502).

  • 41 % des personnes agressées par un ex-conjoint.e ont indiqué avoir été victimes de violence après la fin de leur union (Criminal victimization in Canada, 2014).

  • Le taux de meurtre est 7 fois plus élevé chez les femmes autochtones que chez les femmes allochtones (Homicide in Canada, 2014, Statistics Canada, p.14).

  • Au Canada, 12 % des femmes et 11 % des hommes ont subi de la violence de la part d’un.e partenaire intime au cours des 12 mois précédant l’enquête (Statistiques Canada, 2018).

  • 75 % des personnes victimes de violence dans les relations 2SLGTBQIA+ ne dénoncerons pas la violence (Human rights campaign, National Intimate Partner and Sexual Violence Survey).

Cycle de la violence

Le cycle de la violence n'est que cela : un cycle. À chaque phase, il existe différents signes avant-coureurs malsains qui peuvent indiquer que la personne se retrouve dans une relation malsaine. Connaître le cycle et les signes possibles peut vous aider à évaluer les relations de votre adolescent afin de l'aider à conclure que ses relations peuvent être malsaines et/ou abusives.

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Sais-tu reconnaître une conversation violente ?

Teste tes connaissances avec les simulations ici :

Pourquoi les personnes qui subissent de la violence ne quittent pas la relation?
  • Peur du partenaire

  • Peur de ce qui pourrait arriver

  • Embarras / honte 

  • Peur des rumeurs

  • Pression

  • Normalisation de la violence

  • Ne réalise pas qu’iel est dans une situation de violence (ma relation n’est pas malsaine)

  • Par amour / fidélité 

  • Manque de confiance

  • A espoir que son partenaire va changer

  • Méfiance des autorités (police ne me croira pas, etc.)

  • Ne sait pas où aller / trouver des ressources d’aide 

Les 5 étapes pour aider quelqu’un dans une relation malsaine ou abusive :
  • Dire (ce que tu vois) : Exemple, je vois que tu sembles anxieux.se et reçois des textes tout le temps.

  • Montre (que tu tiens à la personne, que tu es inquièt.e pour eux et que tu es là pour eux)

  • Écoute (attentivement, écoute active, croire la personne)

  • Reconnaît (ses sentiments, son vécu, son conflit intérieur ou ses peurs)

  • Oriente (ressources) - soit à l’école, ou dans des organismes comme Jeunesse J’Écoute, LoveisRespect, etc.

La pyramide de la violence

La pyramide de la violence

Pour mieux comprendre d’où vient la violence et pourquoi c’est un problème si présent dans notre société, nous observons la pyramide de la violence. Cette pyramide représente les actes de violences fondées sur le genre, et nous aide à mieux comprendre les sources, les formes et la progression de la violence.

La banalisation de la violence

Les stéréotypes liés au genre, notamment relayés par les médias (réseaux sociaux, publicités, informations parlant des hommes ou femmes politiques avec des discours sexistes ou discriminants…) renforcent l’idée selon laquelle les hommes sont par nature dominants et agressifs, par opposition aux femmes plus douces et passives. Ces conceptions erronées des genres favorisent une certaine banalisation de la violence :

  • L’objectivation : c’est le fait de réduire une personne (souvent une femme) à son corps ou une partie de son corps, et de considérer celui-ci comme un simple objet dépourvu de personnalité

  • Le langage : ce sont tous les mots et toutes les expressions que l’on emploie, souvent de façon inconsciente, pour qualifier une fille ou un garçon

  • Les blagues sexistes, homophobes, transphobes : jugées inoffensives parce que « humoristiques », elles renforcent toutefois les idées préconçues sur les genres et constituent une forme de violence

La masculinité stéréotypée (toxique) vs. la masculinité saine

La masculinité stéréotypée

La masculinité stéréotypée pousse les hommes à ne pas manifester leurs sentiments, à chercher de l’aide s’ils ne vont pas bien. Quand ils entendent sans arrêt depuis un jeune âge qu’ils doivent se montrer forts et capables, même s’ils ne se sentent pas ainsi à l’intérieur, et que la vulnérabilité ne fait pas « homme » ... ça devient lourd émotionnellement.

La série Pas t’mentir déconstruit la masculinité toxique

La masculinité positive

La masculinité saine est une autre façon d’être « homme » qui reconnaît les hommes, les femmes, les filles, les garçons et les gens avec identités diverses comme des êtres humains égaux et qui invitent les hommes à participer à des sociétés égalitaires, inclusives et capables d’offrir les mêmes opportunités pour tout le monde. La masculinité saine est aussi de la masculinité non-violente, démocratique, pacifique, inclusive, co-responsable, démonstrative et engagée. Cela permet à chacun d’être soi-même selon ses propres capacités et envies et non selon un mode prédéterminé par la société.

Pour qu’une personne soit jugée coupable d’agression sexuelle, il est nécessaire de prouver les éléments suivants :

La culture du viol

La culture du viol demeure en place en grande partie à cause de mythes (mensonges, conceptions fausses, stéréotypes) sur le genre, les victimes d’agression, les agresseurs, les actes de violence, etc.

Dévoilons les mythes d’un viol​
Mettez votre curseur sur les énoncés pour dévoiler les mythes.

Le viol ne se passe qu’entre des personnes qui ne se connaissent pas dans des ruelles sombres

FAUX c’est quand même un viol

La victime ne s’est pas défendue ou n’est pas blessée physiquement

FAUX c’est quand même un viol

Si la victime n’a pas porté plainte

FAUX c’est quand même un viol

​Si la personne est intoxiquée et qu’elle donne un certain consentement

FAUX c’est quand même un viol

Les femmes provoquent des agressions sexuelles avec la façon dont elles s’habillent ou agissent

FAUX c’est quand même un viol

Pourquoi le cerveau empêche certaines victimes de réagir ?

La Cour suprême du Canada a jugé que le silence ne constitue pas une forme de consentement », pourquoi pensez-vous qu’il y a mention de « le silence ne constitue pas une forme de consentement » ? 

Comment lutter contre la violence ?

Nous avons tous le pouvoir de prévenir la violence, en luttant contre sa banalisation et en favorisant des relations saines et égalitaires.

  • Continue à t’informer sur les réalités des agressions, des viols, des actes de violence

  • Apprends à identifier et lutter contre les différentes formes de violence ordinaire

  • Essaye d’informer les autres, de partager tes connaissances, de lancer des initiatives dans ton école ou ta communauté pour lutter contre les inégalités, le harcèlement, le sexisme, l’homophobie…

  • Fais savoir que les discours ou les blagues sexistes ou homophones que tu entends, sont choquants, ne te font pas rire et sont une forme de violence ordinaire

  • Boycotte les marques qui font preuve de sexisme, d’homophobie, ou qui ne protègent pas leurs employé.es contre le harcèlement

  • Apprends à identifier les comportements abusifs, voire violents, dans tes relations et celles de ton entourage

  • N’hésite pas à en parler autour de toi, à une personne de confiance, un.e ami.e, un.e professionnel.le.

  • Essaye d’aider les amis.es qui sont exposé.es à une relation malsaine en leur apportant des ressources et du soutien

Reconnaître les signes d'une relation malsaine
S’informer et informer les autres
Réagir face à banalisation de la violence